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REVUE DE PRESSE - SÉLECTION DES MEILLEURS ARTICLES

« Qu’est-ce qui terrifie Jonquet et le pousse à nous conter des histoires haletantes ? Rien que la détresse de gosses, d’adultes, plongés dans une époque désemparés. Corps torturés, enfances volées... Jonquet dissèque les déraillements de notre société, autopsie les comportement humains et use de son talent de conteur pour malmener nos tripes et titiller notre conscience. »
Martine LAVAL in Télérama n° 2728, 24/04/2002.

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« Thierry Jonquet excelle à présenter des tableaux impitoyables des dérives propres à la société contemporaine, rendant avec un art consommé le langage typique des milieux qu’il évoque ».
André VANONCINI in « Le Roman policier ». Paris : PUF, coll. Que sais-je ? n° 1623, 2002, 3e éd., p. 113

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« Psychologie haute-densité des personnages, rigueur millimétrée de la documentation, tous ces éléments concourent à donner rapidement une forte impression de crédibilité aux romans de Jonquet. Mais surtout, à la base, on constate qu’il y a une construction rigoureuse, implacable, un rythme suivant une accélération exponentielle où rien n’a été laissé au hasard. Dans les premières pages, les fictions policières de Jonquet prennent souvent la forme de récits de vie un peu ternes qui se déroulent dans des endroits frustes et provinciaux, un peu chabroliens. A priori dissemblables, sans rapport entre eux, ces bouts d’histoires, en apparence étanches, finissent pourtant toujours par converger et par se rejoindre. Pour le plus grand malaise du lecteur. Des fragments de destin portés par une écriture impersonnelle, froide clinique, javelisée, qui ne s’attendrit que rarement sur les personnages. Des bouts d’intrigues plutôt hétéroclites – un jaune, un rouge, un bleu – qui paraissent pendant longtemps avancer en parallèle. Mais qui finissent toujours, comme des câbles électriques, par entrer en contact pour administrer au lecteur des décharges particulièrement éprouvantes. Au final, Jonquet a installé un dispositif narratif proche du montage cinématographique. Au fur et à mesure que le récit prend de l’élan, comme par un effet de zoom arrière, la caméra se recule pour mieux découvrir une scène d’ensemble. C’est alors que l’on comprend tout. »
Gianni SEGALOTTI in Edgar circus.com, journal gratuit Rennes n° 9, 11-12/2000.

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« Seuls les auteurs français de la Série noire qui se sont débarrassés de la bimbeloterie mythique américaine ont réussi à survivre, et parmi eux, Thierry Jonquet. Dans ses romans, il est impossible d’isoler la moindre molécule de cette sublime alchimie dont nous ne connaîtront jamais les secrets. De ce fait, quelque chose de pur se dégage de l’univers de Jonquet, quelque chose qui n’a jamais encombré d’afféterie et de décorum, et ce quelque chose, appelons ça, tout simplement, la fiction. Jonquet sculpte la fiction, c’est le matériau qu’il façonne pour lui donner une âme, le même que celui d’Highsmith ou de Simenon, il est difficile d’en citer beaucoup d’autres. »
Tonino BENACQUISTA in Les Inrockuptibles n° 20 (du 9 au 22/08/1995)

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« Introverti, amateur de mauvaises plaisanteries, admirateur du fondateur de l’Armée rouge au point de défendre les crimes de ce dernier, Jonquet est d’une telle mauvaise foi qu’elle garantit son honnêteté intellectuelle. Un écrivain est aussi la somme de ses contradictions et Jonquet, fort heureusement, n’en manque pas ! Ses livres sont des diamants noirs dont les sortilèges attendent notre visite. »
Pierre DRACHLINE, extrait de sa préface au Pauvre nouveau est arrivé. Paris : EJL, coll. Librio noir n° 223, 1998, p. 5.

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« Né en 1954, Thierry Jonquet est l’un des plus solides auteurs de romans noirs révélés au détour des années quatre-vingt. Conjuguant un constant souci d’exactitude, qu’elle soit documentaire ou historique, un art consommé de l’angoisse, et des constructions romanesques savantes où perce une intraitable ironie, ses romans laissent de durables souvenirs. »
Fiche signalétique de l’auteur in Du passé faisons table rase. Arles : Actes Sud, coll. Babel Noir n° 321, 1998, p. 1.

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« Avec une écriture rigoureuse, âpre, Thierry Jonquet fait varier le dosage entre éléments du roman policier classique, reposant sur une enquête, et éléments du roman noir, reposant sur l’exploitation d’une réalité dure. Comme avec les contes de fées, Thierry Jonquet se livre, en matière de roman policier, à un jeu subtil de démarcation et d’utilisation, de référence et d’irrévérence. »
Michel BESNIER in La bête et la belle. Paris : Gallimard, coll. La bibliothèque Gallimard, 1998

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« Body art criminel dans Moloch, fétichisme morbide dans Les Orpailleurs, plus prosaïquement, viol d’enfants handicapés dans Mémoire en cage, on pourrait se contenter de lire les polars de Thierry Jonquet comme un échantillonnage de perversions contemporaines, une sorte de transposition écrite des photos cauchemardesques de Peter Witkin. Certes, Jonquet sait, avec beaucoup d’habileté, transgresser un par un les seuils de tolérance du lecteur. Mais ce n’est pas que ça. C’est surtout beaucoup plus fort que ça. Psychologie haute-densité des personnages, rigueur millimétrée de la documentation, tous ces éléments concourent à donner rapidement une forte impression de crédibilité aux romans de Jonquet. Mais surtout, à la base, on constate qu’il y a une construction rigoureuse, implacable, un rythme suivant une accélération exponentielle où rien n’a été laissé au hasard. »
Gianni SEGALOTTI in Edgar Rennes n° 9, 11-12/2000.

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« L’œuvre de Jonquet se caractérise par un humour féroce, un art savant de la construction et une inspiration qui trouve le plus souvent sa source dans le fait divers – ce qui lui a d’ailleurs valu un procès retentissant, qu’il a gagné. Thierry Jonquet est aussi scénariste pour la télévision. Il a réussi à conjuguer cette activité avec celle de romancier, ce qui est relativement rare, dans la mesure où la télévision a tendance à phagocyter la plupart des auteurs de romans noirs à qui elle fait appel. »
Gérard DELTEIL in Noir de taule. Paris : Les Belles lettres, coll. Le Grand Cabinet Noir, 2001, p. 211.

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« Si le roman noir est le reflet d’une société, Thierry Jonquet en est l’un des meilleurs représentants. Son œuvre, inspirée de ses expériences personnelles ou de fait divers, nous présente un tableau sans concession des milieux qu’il décrit. Ce sont avant tout les monstres qui intéressent Jonquet, mais son style lui permet de montrer toute l’horreur de la réalité qu’il décrit. »
Jean-Jacques SCHLERET in Le Polar. Paris : Larousse, coll. Guide Totem Larousse, 2001, p. 241.

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« Dans la ligne néo-polar, l’œuvre de Jonquet, malgré sa noirceur sous-jacente, n’en témoigne pas moins d’un humour certain. Il sait se renouveler dans chacun de ses livres »
Claude MESPLÈDE in La Crème du crime t2. Nantes : L’Atalante, 1995, p. 879

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« Jonquet est très fort. Mais plus morbide que lui, tu vis dans un cercueil. »
Luc HONOREZ in Le Soir, 28/10/1986.

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« Jonquet est l’un des rares auteurs du genre à savoir poser un regard d’entomologiste sur la vie pas toujours triste, pas toujours gaie, de ses personnages. Il tient à distance les figures convenues. Il ne mystifie pas la réalité et renoue avec l’authentique veine de la littérature populaire faite par des auteurs tout ce qu’il y a de plus régul’ qui ne vous prennent pas pour des faces de fesses. Jonquet c’est de l’or en barre ! »
Jean-Michel ARMAND

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« Certains auteurs n’ont de noir que l’étiquette. Mais le chef de fil de la nouvelle vague française, Thierry Jonquet n’usurpe pas son titre de chantre du roman noir. »
Bertrand CHAPPUIS in 24 heures de Lausanne (13-14/12/1986)

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« Thierry Jonquet a l’air d’un brave père peinard. C’est du moins ce qu’on peut croire tant qu’on ne l’a pas entendu ricaner. Jonquet ricane terriblement. C’est son grincement à lui, sa manière d’être à la fois le sable et le rouage, la roue et le bâton. Il adore brouiller les cartes, jouer des leurres et des fausses identités. »
FRANCE CULTURE / Les Nuits Magnétiques

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« Ce qui frappe chez le sujet, c’est sa bonhomie rassurante accompagnée au bec par une pipe, symbole de toutes les placidités. L’homme qui nous regarde est bien équilibré. Son regard évalue. On sent une finesse psychologique qui en fait un juge. Toutefois sa morphologie le désigne comme un sensuel. Un bon vivant qui pourrait bien se doubler d’un fervent pêcheur à la ligne. »
Jean VAUTRIN in Crime-Club. Lyon, éd. La Manufacture, 10/1985, p. 78